Courses d’Antony et de Nanterre- versions 2017

Nouveaux comptes-rendu de course, pour l’édition avant et après printemps… Je continue l’exploration des villes du 92, et après Rueil-Malmaison, je vous propose mes impressions sur les courses d’Antony (19 mars 2017) et de Nanterre (2 avril 2017). C’est sous une très belle météo que j’ai pu prendre le départ sur ces deux courses, ce serait presque un plaisir de faire du sport dans ces conditions…

Je souhaite avant tout remercier les bénévoles qui permettent aux coureurs de se retrouver sur les lignes de départ le dimanche. Un grand merci à eux et à leurs encouragements qui sont indispensables au bon déroulement de l’événement et contribue fortement à l’expérience qu’on en retire. Merci aussi aux forces de l’ordre mobilisées dans ces conditions et qui permettent de pratiquer plus sereinement en foule.

10 km de Nanterre

Inscriptions aux courses:

Ces deux villes proposent des formules et des tarifs différents. Antony décline la course en deux distances: un semi-marathon (idéalement placé dans le calendrier pour se préparer au marathon de Paris) et une course de 5,5 km qui s’adresse en priorité aux femmes. D’ailleurs la municipalité leur propose un prix préférentiel à 5€ au lieu des 10€ masculins. La ville de Nanterre propose elle une course de 10 km au tarif de 18 euros. Les inscriptions se font par internet et il est possible de transmettre les certificats médicaux au moment des inscriptions.

Les formules entre les deux courses sont donc différentes dans le prix autant que dans l’approche. La ville d’Antony offrait le t-shirt de la course et une médaille après avoir franchi la ligne d’arrivée. Ensuite, quelques stands étaient dressés avec une foule suffisamment impressionnante pour me dissuader de quémander un verre d’eau.

A Nanterre, pas de t-shirt de course ni de médaille. Par contre, le prix incluait un ticket pour bénéficier d’un repas (barbecue, idéal au vu de la météo!!) et un sac de course remis après le parcours où se trouvait judicieusement placé une bouteille d’eau, des bons de réduction et un petit gâteau au chocolat. Les stands étaient moins pris d’assaut et j’ai même pu bénéficier d’une « remise en forme après course » entre les mains d’un futur ostéopathe.

Le retrait des dossards était aisé dans les deux cas. J’ai pu les récupérer le jour-J près du lieu de départ de la course. Come j’avais transmis les certificats médicaux en m’inscrivant et qu’ils avaient été validés, je venais les mains dans les poches. Semi marathon Antony

Les deux courses partaient à des horaires différents de ce qui se pratique en règle générale. Le départ du 5,5 km d’Antony était donné à 13h30, ce qui n’est pas des plus pratique pour planifier son déjeuner, le départ à Nanterre était annoncé à 10h30 (ce qui laisse par contre le temps de digérer le petit déjeuner!). Dans les deux cas, la météo était de la partie, avec le ratio idéal entre température, soleil ou éclaircies et vent.

Tracé des courses d’Antony et de Nanterre

Disons que pour la course de Nanterre, je sentais une moins grande habitude d’organisation et une fluidité encore à améliorer. Nous, coureurs, dans un esprit très bon enfant, avons dû nous déplacer trois fois à la recherche de la ligne de départ qui a été déplacée autant de fois en attendant le départ de la course, donné une demi-heure après l’heure prévue. Ce qui n’était pas sans engendrer certaines inquiétudes parmi les coureurs. Non, sur la course en elle-même mais sur la distance que nous pourrions finalement parcourir. La veille, nous avions reçu un email nous informant que si nous passions le 4ème km en plus de 37 minutes nous devrions emprunter un autre itinéraire. Cela pour limiter le blocage de la circulation en ville, cette boucle alternative modifiait le kilométrage de la course de 10 km en 8 km. Ainsi la question se posait: avec l’horaire de départ qui reculait, qu’en serait-il du tracé final?

Je pense que ce point peut rassurer des coureurs qui se livrent à leur premier 10 km et craignent de ne pas y arriver. Savoir qu’il est possible de raccourcir la distance en fonction de ses dispositions du jour et des derniers entraînements auxquels on a pu se livrer. Pour les autres coureurs, cela force à courir à un rythme acceptable pour clore le 10 km avant midi (nous sommes finalement partis vers 11h)! Les derniers coureurs ont franchi la ligne d’arrivée vers midi et demi, sous les encouragements émus de la foule déjà affalée au soleil et profitant de la pelouse du stade.

Alors, qu’en était-il des tracés?

La course d’Antony commence très fort avec une montée assez traîtresse. Je me suis clairement brûlé les ailes sur ce départ, surtout que je me suis élancée sur les pas d’excellents coureurs. Je ne m’étais pas méfiée. Quel est l’intérêt pour un bon coureur de se tester sur cette distance? Je n’en voyais pas et n’ai pas imaginé que ces coureurs s’alignent, du coup, j’ai emboîté le pas en imaginant que la cadence était correcte. Arrivée en haut de la montée, j’ai senti que j’avais brûlé mes ressources en énergie. Et je voyais ces excellents coureurs continuer à accélérer et s’éloigner à vitesse grand V. Mal m’en a pris d’essayer de les suivre sur le premier kilomètre, le parcours n’était qu’une suite de montées et de descentes, avec des faux-plats. Un vrai bonheur… Petit à petit, après le second kilomètre, j’ai vu tout la foule me distancer, au point de me retrouver de plus en plus seule… mais à mon rythme! Un petit rythme en l’occurrence adapté à ces changements de terrain continus. Vous auriez dû me voir dans la dernière montée vers la ligne d’arrivée : de quoi dégoûter quiconque de se mettre jamais à la course à pied!! Heureusement, pas de photographes, je crois que je serai venue leur voler leur carte mémoire après la course pour qu’il n’y ait aucune preuve de ma déchéance.

Résultat: je m’en suis vraiment voulu d’avoir couru si vite au début au lieu de chercher mon rythme. Je me suis aussi dit qu’heureusement il n’y avait pas 10 km à faire dans ces conditions… et j’ai pensé très fort à ceux qui se préparaient déjà à partir sur le semi-marathon. Ils empruntaient les mêmes itinéraires, mais en en faisant quatre fois plus…

10 km Nanterre

Maintenant, venons-en à la course de Nanterre. L’itinéraire annonçait une belle section sur les quais de Seine. Hormis cela j’avais assez peu d’informations. En fait, le parcours était le plus plat de ceux que j’ai eu l’occasion de courir. D’une homogénéité impressionnante. La partie sur les quais de Seine était vraiment agréable, on s’y trouvait mêlés aux coureurs du dimanche, aux cyclistes, aux promeneurs de chiens, le tout en bonne intelligence. D’ailleurs, à un passage très étroit, les autres sportifs laissaient la priorité aux coureurs avec dossard, un beau geste de leur part! Un ravitaillement était proposé à 5,5 km avec des verres d’eau et des quartiers d’orange. Une fois de plus les bénévoles étaient attentionnés et très sympathiques. Cette pause tombait à pique. J’ai pris le temps d’y boire un verre d’eau à l’arrêt et de marcher ensuite jusqu’à un sac poubelle pour l’y jeter. Je déplorais que certains des coureurs précédents aient jeté leurs gobelets et orange à même le sol, quand j’ai entendu « attention » retentir. Je me décale donc, regardant avec une méfiance accrue les reliquats sur le sol, quand j’ai senti un mouvement dans l’épaule et un « pardon » émis immédiatement. Je relève donc les yeux pour voir un coureur malvoyant trotter à vive allure avec son accompagnateur. Le « attention » m’était donc effectivement destiné mais pas pour les raisons que j’avais imaginées.

J’ai eu beaucoup d’admiration pour ce « couple » de coureurs qui enjambait les trottoirs et les obstacles avec une facilité et une vitesse déconcertantes. Le tracé vraiment plat et le parcours sans encombre majeure en font une course que je pense agréable pour ce type de sportifs. Un bravo à ceux qui pratiquent ainsi le sport, que ce soit en dépit de leur handicap ou pour la générosité de leur geste envers les malvoyants. Ils sont arrivés bien avant moi, c’est certain!

Le parcours après les quais de Seine, se poursuivait dans des quartiers mi-industriels mi-résidentiels aux routes larges et complètement désertes. Les supporters étaient vraiment limités, l’ambiance n’en demeurait pas moins chaleureuse grâce aux nombreux bénévoles qui indiquaient le chemin et les distances restantes : aucune indication en km sur le parcours et étonnamment j’ai préféré! Le seul repère que j’avais était le ravitaillement du 5,5ème km. L’heure ne m’aidait pas non plus dans mes estimation puisque finalement j’ignorais l’heure à laquelle on nous avait finalement laissé partir.  Certaines parties m’ont beaucoup plu, comme ce passage où j’avais l’impression de marcher sur l’eau avec une vue imprenable sur l’Arche de la Défense, d’autres moins, comme la traversée d’un camp de fortune, monté à la va-vite et fait de bric et de brocs, composée d’une population qui ne comprenait pas cette invasion de coureurs. Imaginez le contraste entre des personnes au dénuement impressionnant et les coureurs connectés, habillés de façon high-tech avec des baskets très colorées.

L’arrivée se faisait après un tour de stade, sous les applaudissements et les encouragements de ceux qui avaient franchi la ligne et s’étaient installés sur la pelouse du stade, au soleil, à déguster le barbecue offert, ou à se faire masser par les futurs ostéopathes.

Mes conseils pour les futurs coureurs

Avoir une idée des itinéraires empruntés par les courses me paraît important pour se faire une idée de la meilleure façon de la gérer. Cela me paraissait inutile jusque là, en plus j’aime les surprises… Mais c’est important si on veut éviter de partir trop vite  et juste pour trouver son rythme dans les meilleures conditions. Je pensais que ma très bonne connaissance de la ville d’Antony me suffirait, mais c’était sans compter sur les sportifs qui ont décidé de proposer un tracé digne des montagnes russes (vu du Bassin Parisien s’entend bien évidemment, ce n’est pas non plus un Ultra Trail digne du Mont Blanc!).

La course d’Antony est une course bien rodée. Les dispositifs sont bien mis en place, les distances parcourues sont annoncées et surtout la population antonienne est là pour encourager. La foule était nombreuse sur une grande partie du tracé et l’ambiance est très familiale. Le tracé forme de nombreuses circonvolutions qui permettent aux personnes qui vous encourage de se placer judicieusement en plusieurs points du parcours. Pour l’ambiance et pour la distance, je la conseillerai vivement, à condition d’aimer les côtes et les descentes! Côté satisfaction du coureur, si pour vous il est important d’avoir une médaille et un t-shirt de la course en souvenir, à ce tarif, vous ne trouverez pas mieux que la course d’Antony!

Au niveau de l’organisation, des douches, vestiaires, toilettes et consignes étaient facilement accessibles sur le stade de Nanterre. Cela facilite l’approche de la course, surtout si c’est votre première. Le fait que le tracé ne comporte pas de difficulté peut vous permettre d’aborder cette course en confiance. Et puis, l’accès depuis le RER A, arrêt Nanterre université, est assez pratique: pas de marquages pour trouver le stade, suivez les coureurs pour le trouver! A Antony, il vous faudra trouver l’hôtel de ville pour retirer le dossard. Une fois que c’est fait, des restaurants à proximité vous permettront de patienter jusqu’au départ de la course qui a lieu juste en face de la mairie.

10 km de Nanterre

Au final, que dire? J’ai été ravie d’avoir réalisé ces courses, même si ce n’est pas ce que je pensais en réalisant les parcours! Il m’a fallu 6 km à Nanterre pour commencer à me sentir pas trop mal, et à Antony cela allait mieux une fois que la course était finie. Le mode diesel sur 6 km n’est clairement pas un atout dans ces circonstances… De là à courir davantage que dix kilomètres, disons que cela ne me fait pas encore rêver même si c’est dans mes objectifs pour le mois de mai.

Un petit mot sur les performances, surtout après celles décevantes de Rueil Malmaison,  à Antony j’ai réalisé les 5,5 km en 32 minutes. A Nanterre il m’a fallu très exactement une heure pour clore les 10 km, objectif que je m’étais fixé. J’aurai sans doute pu gagner une minute sur la course entre l’arrêt au ravitaillement et les derniers kilomètres parcourus avec une certaine décontraction touristique.

Promis, j’arrête de vous parler course à pied… jusqu’à celle du 23 avril au bois de Boulogne, dernière course officielle avant la redoutée « Paris-Saint Germain ». Prochain article, promis, ce sera sur des cires parfumées!

2 Comments

  1. Répondre

    La course du bois de Boulogne promet d’être sympa si le temps est au beau fixe. j’ai couru il y a quelques temps avec mon frère là-bas, quel plaisir ! Des violettes partout, une belle verdure… de quoi se faire plaisir ! (et la Fondation Vuitton, que je ne qualifierai pas de belle, mais bon, à voir quand même)

    • Répondre

      J’apprécie courir là-bas, en général je fais le tour des mares puis de l’hippodrome. Il n’y a plus qu’à espérer qu’on soit aussi privilégier fin avril au niveau de la météo!

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