Les 10 km du bois de Boulogne et 20 km de PSG

J’étais contente de prendre le départ de la course des 10 km du bois de Boulogne. Pour plusieurs raisons, à commencer par le parcours au bois de Boulogne, j’avais hâte de découvrir un nouveau tracé à cet endroit, aussi par les sponsors, entre autres Go Sport et Bio C’ Bon. J’ai eu la chance d’être entraînée par Go Sport dans le cadre des courses proposées le mardi soir aux 4 Temps (Paris La Défense) qui proposait même d’offrir le prix de la course. J’avais déjà acheté le dossard avant de commencer les « cours », mais c’est une bonne opportunité pour ceux qui veulent se lancer dans leur première course. D’ailleurs, un autre dossard est proposé dans ce cadre pour la course au château de Versailles en juin (j’ai déjà ce dossard, -aussi !- vous devriez donc avoir mi-juin un nouvel article à ce sujet…).

Revenons à la course du 23 avril 2017, celle qui avait lieu dans le bois de Boulogne. La veille je suis passée chercher mon dossard, et ai pu profiter d’un smoothie sur le stand de Bio C’ Bon. Le village de course avait des proportions généreuses… et peu de stands! C’est agréable de pouvoir se promener ainsi sans se sentir trop assailli et de profiter des quelques distractions proposées.

Le matin de la course, l’accès aux consignes était très simple, malgré mon horaire d’arrivée tardive sur les lieux, j’ai pu poser mon sac sans attente. Le départ a été donné dans une des allées du bois. Nous étions ensuite partis pour 10 km sur du bitume et de la terre battue entre contre-allées et sous-bois. Le parcours était bien rythmé, assez plat, sous des arbres aux feuilles si vertes et sous une météo très clémente. Les supporters se montraient très encourageants. Un vrai plaisir. À la fin, les kilomètres se sont enchaînés très vite, hop le ravitaillement, hop un orchestre et hop dernière boucle le long du lac. C’est déjà la ligne d’arrivée.

10 km du bois de boulogne

J’ai vraiment apprécié cette parenthèse bucolique, ce cadre du bois sud que je connais moins bien (je connais par coeur les alentours de l’hippodrome et des lacs/mares du nord) et l’ambiance sans prise de tête de la course. Sur la ligne d’arrivée nous attendait la médaille et un ravitaillement. C’est une de ces courses sans chichi qui offre ce que l’on vient y chercher: un nouveau parcours bien balisés, des voies sécurisées, des supporters bienveillants et une ambiance familiale. J’ai passé un très bon moment et si le tracé change l’année prochaine, je m’y réinscrirai avec plaisir. Il est étonnant de s’offrir une aussi belle parenthèse verte en plein Paris, la majeure partie grâce au cadre et aussi parce qu’à cette heure (9 heures) le bois n’est pas encore investi par les familles.

Pour participer aux 10 km du Bois de Boulogne, il m’en a coûté 23 euros, somme pour laquelle j’ai pu courir (je sais, c’est un minimum!), me voir offrir un t-shirt (photo: blanc) et une médaille, ainsi qu’un sac de course garni de pistaches californiennes (avec des supers pouvoirs magiques du coup, forcément!), un jus de grenade et plein de prospectus (sûrement la démarche écolo qui animait cette course en nature).

10 km du bois de boulogne

J’ai bien aimé le style graphique qui entourait cette course, des dessins décomplexés et assez humoristiques, sans caractère surfait, une belle image de l’ambiance et de la course. Pour ceux qui voudraient se plonger dans d’autres récits de courses semblables, je vous propose de relire: celle de Rueil-Malmaison, celle de l’Equipe, et les deux de Nike (femmes et mixte).

Et maintenant passons aux 20 km de Paris Saint Germain, course qui a eu lieu le 21 mai 2017, pour la neuvième édition. Pour continuer dans la lignée du tarif, elle m’a coûté 32 euros pour … une médaille! J’aime cette économie de moyens, pas besoin de facturer forcément plein de gadgets secondaires dont on n’a pas forcément envie ni besoin. Toutefois, je trouve que cela reste relativement cher pour un dossard papier et une médaille.

20 km de Paris Saint Germain

Alors, cette course partait elle aussi dans le bois de Boulogne, comme vous pouvez le voir. Voici l’arche de départ dans un contexte très évocateur aussi. La course partait à 8 heures le matin, il était rapide de passer les contrôles de sécurité vers 7 heures et de confier le sac aux consignes. Comme la course partait de Paris et arrivait au château de Saint Germain (d’où son nom!), il fallait que les affaires suivent. Pas la peine de poser de questions, j’ai trouvé l’organisation au top sur toute la ligne. Que ce soit du retrait des dossards, j’ai récupéré le mien à l’Endurance Shop de Paris 14, jusqu’aux massages d’Alkaine à l’arrivée, ils m’ont convaincue!

Repartons ce matin à 8 heures, à la ligne de départ. le sac a été confié en deux minutes dans le camion. Admirez cette lumière encore hésitante et si chaude du matin. Le bois et Paris étaient encore si calmes! L’historique de la course a été présentée, ses différentes distances et champions. J’ai trouvé la démarche sympa pour occuper le temps avant le coup de feu. Ensuite, calée sur la flamme des 2h15, les kilomètres ont commencé à défiler à un rythme lent et parfaitement tenu. Au bout de cinq kilomètres, on commence l’ascension du mont Valérien, on passe du bois à la ville de Suresnes puis de Nanterre. Les panoramas sont beaux, en passant du bois de Boulogne au début de la montée, nous avons une première belle vue du pont sur le mont, puis nous montons, arrivés en haut, ravitaillement et magnifique vue sur Paris. Ensuite, descente dans le vent, c’est le moment le temps de rattraper la perte de temps de la montée. Attitude décontractée, bras relâchés, souffle régulier, j’essaie de me rappeler les conseils, ne sait pas trop quelle manière de courir adopter. En fait, je le fais à l’instinct, dépasse la flamme, qui m’avait doublé dans la montée. je sais qu’il y a dix kilomètres de plat derrière, le long des berges de Seine. Je reconnais les berges où j’ai couru pendant les 10 km de Nanterre, le parcours est très naturel, ombragé sous le soleil qui commence à rayonner avec enfin un peu de vigueur. Les berges sont très belles et agréables, les autres coureurs font attention à ne pas nous ralentir ou à faciliter notre cadence.

De nouveau un ravitaillement bien approvisionné aux dixième et quinzième kilomètres. Les bénévoles sont épatants sur tout le parcours. Le seul point noir noté sur les 20 km de la course concerne des supporters, qui n’avaient rien trouvé de mieux à crier que « courir ne va pas vous faire de mal », « toi, il vaudrait mieux pas que t’arrête de courir »,  « certains devraient courir davantage pour leur silhouette car c’est encore loin d’être ça! », … Trois personnes de trente ans qui n’avaient certainement rien de mieux à faire un dimanche matin à neuf heures dans le centre ville de Nanterre. Je continue mon trajet après le troisième ravitaillement (tous les 5 km comme vous l’aurez compris), les ampoules commencent à apparaître, le pied gauche de s’échauffer, et le paysage est toujours aussi champêtre. Je passe devant des maisons sur les berges assez spectaculaires, de style Eiffel avec des rosiers magnifiques, le collège British de Paris, des écluses, … J’arrive au 17,5 km, encore un ravitaillement pour prendre des forces avant la montée du château de Saint Germain. Là encore la vue est magnifique, depuis la Seine sur les terrasses en hauteur du château. D’en-bas il a l’air de siéger si haut et les personnes installées (taille d’une fourmi) aux rambardes et au soleil si petites. Cela donne des forces en se disant que malgré la montée, le parcours va encore offrir de belles sensations et de beaux moments. Je suis heureuse de me dire que je n’ai pas eu besoin de marcher une seule fois sur le parcours de 20 km malgré les micros pauses aux ravitaillements. Je ne me sens même pas épuisée en franchissant la ligne, juste contente.

20 km paris saint germain 2017

Finalement, cette course de 20 km m’a offert une très belle expérience. J’appréhendai les deux montées qui sont l’objet de tant de mythologies dans le monde des coureurs parisiens. Celle de savoir que je n’avais aucun mal à appréhender cette distance malgré le très grand manque d’entraînement (qu’une seule course entre ces deux courses officielles, et rien de spécifique concernant les montées), de l’émerveillement pour la bonne facture du corps humain (cf point précédent, je rajoute tout de même que mon objectif était de finir par de courir vite), de la reconnaissance pour toutes les personnes mobilisées pour rendre cette course possible (croix rouge, police, tous les bénévoles si nombreux, les élèves kinés, merci aussi à la fanfare sur les bords de Seine à Nanterre…).  Je garde un souvenir poétique de ce moment effectivement 50% urbain et 50% nature. C’est un excellent souvenir que je garde de cette parenthèse de 2h15 / 20 km entre le bois parisien et les méandres de la Seine. Regardez comme les tours de la Défense et le mont Valérien semblent loin depuis les terrasses du château de saint Germain!

20 km Paris Saint Germain 2017

Je n’aurais que quelques mots pour conclure: vivement les prochaines courses de mai/juin et pourvu que la météo reste aussi favorable! Et vous, où avez-vous couru ces derniers temps? Comment appréhendez-vous les courses? Quels sont vos plus beaux souvenirs de courses?

20 km Paris Saint Germain 2017

2 Comments

  1. Répondre

    Les 10 km du Bois de Boulogne semblent super. j’ai véu 23 ans à Boulogne, mes parents y sont toujours… faire cette course l’an prochain pourrait être sympa !

    • Répondre

      J’ai vraiment été séduite par cette course, son tracé et son ambiance. Il y a de grands risques que je réitère l’expérience l’an prochain… Merci Nansou pour le commentaire!

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