Course pour les mamans: 10 km pour Elles 2017

Aujroud’hui je souhaite revenir sur la course des 10 km pour Elles 2017, cette course a pris la suite de celle organisée précédemment par Nike pour les femmes. Elle avait lieu à la même période de l’année, on sent son héritage que ce soit au travers des personnes qui l’encadrent – beaucoup portent encore les t-shirt Nike du staff –  ou de  l’organisation de l’événement. Je tenais à revenir sur les temps forts et les défauts de cette course tenue le 28 mai qui n’a pas manqué de chaleur!  Alors, motivés pour un compte-rendu sportif?

Commençons par les sujets qui portent à la réserve: le prix. J’ai acheté mon dossard le premier jour du mois d’avril et il m’en a coûté 29 euros, je crois que le prix a continué d’augmenter avant la date de la course. Outre la participation à l’événement et l’organisation qu’il suppose, ce prix comprend le tshirt officiel de l’événement (ce merveilleux mauve que l’on retrouve sur les photos), la médaille à l’arrivée et un sac de course (dans lequel de la pub et des échantillons de Stévia, un sachet de thé Lov’ Organic étaient disposés). Peu de choses à déclarer de ce côté. Je trouve tout de même le ratio prix/attractivité en défaveur de l’événement, surtout pour le parcours proposé cette année.

Petite précision sur le titre de la course « 10 km pour Elles 2017 »: il s’agit d’une course qui a lieu le jour de la fête des mères et qui s’adresse exclusivement aux femmes. Autant il y a deux ans des hommes participaient avec des tutus ou des accessoires féminins pour encourager, autant cette année je n’ai vu que très peu d’hommes prendre le départ… 

Avant de participer à la course, il faut passer au « village », c’est-à-dire le lieu où siègent les sponsors et les bénévoles qui encadrent l’événement. Le village des 10 km pour Elles 2017 était situé au-delà de la bibliothèque François Mitterand, dans un square en retrait des quais. Je n’ai pas trouvé l’emplacement facile à trouver et je lui avais préféré la facilité d’accès de la Cité de la Mode et du Design d’il y a deux ans. Maintenant que je connais l’endroit, je reconnais que ce n’est pas si compliqué, mais des informations sur l’emplacement exact m’auraient fait gagner pas mal de temps vendredi après-midi! Le village est de taille contenu, les bénévoles y sont agréables, la sécurité attentive. On y retrouve le mur avec les prénoms des participants. La standing a beaucoup baissé par rapport à ce que j’ai connu il y a deux ans et pour le prix payé, je ne m’attendais pas à un tel changement. Pour récupérer son dossard: il fallait déposer l’original de son certificat médical (dommage au prix du document de devoir le laisser sur place!). Pas d’attente à signaler et l’accueil que j’ai reçu ainsi que les conseils étaient très amicaux. J’ai même été encouragée à atteindre l’objectif que je me fixais. Il n’y a pas à dire, l’équipe était vraiment au top!

S’il n’y a personne à ce cinquième kilomètre du parcours qui débouche sur la Seine, ce n’est ni parce que je suis la première (j’aurais bien aimé, côté vitesse) ni la dernière (pour profiter à loisir du parcours) mais parce que je suis repassée par ce chemin pour récupérer les transports en commun! 

Alors, vous allez me demander, que penser de la course des 10 km pour Elles 2017 et de ce tracé que j’ai déjà déploré?

Que penser? eh bien, il faisait décidément très chaud. La course démarrait à dix heures, la température était déjà élevée (entre 26 et 28° à l’ombre). Le tracé longeait les bords de Seine et les coureuses auraient pu bénéficier d’une petite brise fluviale. Il n’en était rien, la météo semblait figée par la chaleur! Le parcours était plutôt au soleil (disons en ressenti 70 à 75% du temps), sauf sous les ponts, et chaque ombre possible était assidûment repérée et ne bénéficiait d’aucun répit! Heureusement nous avons pu bénéficier de deux ravitaillements en eau qui n’étaient pas du luxe entre le 3ème et le 4ème kilomètre puis entre les 6ème et 7ème. Je me suis arrêtée aux deux pour reprendre de l’air et boire le contenu de mes gobelets sans en perdre une goutte. D’ailleurs nombreuses étaient les coureuses qui en prenaient deux d’un coup, le premier pour le répandre sur elle, l’autre pour boire. D’ailleurs je n’y ai vu que de l’eau à ces ravitaillements et ne saurais dire s’il y avait autre chose tant à ces instants j’étais en mode mono-pensée.

Les supporters, notamment des papas et enfants, étaient nombreux, amassés où ils pouvaient trouver de l’ombre et sans beaucoup d’entrain pour encourager. Ils étaient présents et cela semblait déjà compter beaucoup, par contre les groupes de batteurs nombreux sur le parcours ne cédaient rien à la température  et offraient cadence et motivation aux sportives qui en avaient le plus besoin.

Que penser du tracé des 10 km pour Elles 2017? Première déception, il s’agit de deux boucles: courir dix kilomètres en faisant deux fois les mêmes trois kilomètres, c’est triste (même si pour des raisons de sécurité en ces temps troublés je peux le concevoir). Autre déception, le tracé commence fort au pied de la bibliothèque François Mitterrand, à la fin de la première boucle on débouche sur les quais de Seine autre moment intéressant… et sinon, ce sont de grandes avenues de bitume sans grand intérêt. Du coup, payer ce tarif, c’est génial pour découvrir Paris autrement et bénéficier des grands axes bloqués. Si c’est pour découvrir les quais de Seine, ce que je peux faire gratuitement et sans contrainte de circulation toute l’année, je suis nettement moins emballée. Mon habitude est de participer à de telles courses pour profiter de la capitale autrement, de découvrir des points de vue inaccessible habituellement et de savourer une distance en faisant fi des voitures, des feux, des passages piétons, … Si en plus, je peux poursuivre la découverte des lieux par de jolies perspectives à pied comme cela a été le cas au château de la Malmaison, dans le bois de Boulogne ou à Saint Germain, c’est encore préférable! 

Une fois de plus je tiens à remercier les nombreux bénévoles, souriants et présents, qui guidaient sur le parcours sans relâche et encourageaient à qui mieux mieux. J’ai encore mal au cœur pour les personnes en costume et cravate qui surveillaient l’arrivée sous un soleil écrasant et pour les photographes installés au milieu des avenues qui attendaient les sportives pour immortaliser leur effort. J’ai vraiment été impressionnée par le nombre de ces derniers. Les animations étaient aussi plus nombreuses que sur les autres courses de la saison et au vu des conditions de ce dimanche, elles étaient les bienvenues pour garder le rythme et l’envie d’en découdre avec le parcours (notamment l’ambiance disco sous un des ponts où l’on repassait).

En termes de dénivelé, la course n’était pas inintéressante, offrant quelques montées et descentes, des pavés ainsi que des variations sur des faux plats. Pour les coureuses peu habituées à la discipline, cela épiçait un peu l’épreuve sportive. D’ailleurs, avantage des boucles qui se répètent, à un certain moment on voit les premières revenir, elles n’avaient pas l’air beaucoup plus vaillantes, ni de prendre plus de plaisir que nous!

La ligne d’arrivée franchie, les coureuses étaient clairement épuisées, avec encore la force de marcher jusqu’au ravitaillement de l’arrivée pour arracher un verre d’eau (trois parfums étaient proposés aux premières arrivées, sans surprise c’est la saveur citron qui a fini entre mes doigts boudinés par la chaleur, il y avait aussi menthe et grenadine), se jeter sous les lances à incendie (attention pour celles qui court avec leurs téléphones portables ou baladeurs!), s’installer sur la grille aux pieds des arbres pour profiter de fraîcheur et d’ombre. J’ai trouvé le moyen de jouer dans les derniers mètres avant de franchir la ligne, une concurrente faisait un peu de zèle pour passer devant moi, résultat j’ai accéléré, elle a fait de même et je pense que nous avons l’une et l’autre franchie la ligne à notre vitesse de pointe (celle jamais déployée sur le parcours) juste pour ne pas être la seconde. J’étais très contente de moi étant arrivée bien avant la flamme verte (une personne porte de type de voile afin d’indiquer un temps de référence sur le parcours) que je me faisais un devoir de garder derrière moi pour valider la performance que j’avais en tête.

J’étais très satisfaite en passant la ligne d’arrivée sans avoir été dépassée par cette dernière, d’ailleurs, je l’ai vu arriver presque deux minutes après moi. Malheureusement, il faut croire que la meneuse a fait autant de pause que moi aux ravitaillements et à aussi pris le temps de boire copieusement et élégamment, car elle est arrivée bien après l’objectif qu’elle indiquait. Et moi aussi… qu’importe, sortir et faire du sport par cette météo était déjà un bel exploit! Cela m’a rappelé la course d’il y a deux ans où j’avais eu la même désillusion malgré mes efforts sur la distance. Quand je vois le classement dans ma catégorie (374 sur 1320) je me dis que finalement je n’ai pas à rougir, cela me ferait presque plaisir et je pourrais garder un souvenir en demi-teintes de ce 10 km pour Elles 2017.

10 km pour Elles 2017

Il n’y a pas à dire, la capitale est vraiment magnifique… et pas un chat sur les quais à midi, c’était le moment ou jamais pour en profiter…

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