Decimo de Pilot et Sapporo de Sailor: update

Côté stylo-plume, les choses ont bien changé ces derniers mois, et il peut être intéressant de faire un point sur deux références déjà présentées sur le blog, le Sapporo de Sailor et le Decimo de Pilot. Mon avis a pu évoluer et mes expériences avec ces maisons aussi, voici donc la situation à la fin du mois d’août 2017.

Au début de l’année, il a fallu que je remplace mon Sapporo que des collègues avaient martyrisés loin de mes yeux (laissez-les dans une salle de réunion le temps de prendre un appel, et vous découvrez vos affaires cassées…) et la plume de mon Decimo (autre histoire intéressante en perspective). Vous comprendrez pourquoi désormais je me tourne vers des stylos dont la plume (le bloc exactement: la plume et le conduit) peut-être changée sans avoir à racheter tout le stylo…

A cette liste, il faudrait que je rajoute mon Visconti Van Gogh, qui ne me permet pas d’écrire en mode prise de note car sa plume généreuse n’est pas assez « rapide »… Cela ferait un autre stylo-plume pour l’hôpital des plumes!

Je vous compte donc les histoires…

Suite à l’accident de mon Sapporo, j’ai souhaité le faire réparer mais le pauvre avait trop souffert: le bec était brisé du côté droit, le conduit tout fissuré et l’ensemble enfoncé dans la partie que vous tenez au point qu’elle aussi avait cédé sous la pression) mais il a bien fallu me résoudre à le remplacer. L’option sage aurait été de retourner à l’endroit où je l’avais acheté, au palais du stylo à Paris, qui avait été de très bon conseil lors de mon choix. Je savais ce que je voulais: le même et l’ai donc commandé en ligne par souci de simplicité et d’économie. Mal m’en a pris, je ne reconnais pas le stylo que j’avais tant apprécié, enfin, le stylo si, mais ni la plume pourtant aussi en M (de taille moyenne) ni son débit. Pourtant j’avais commandé strictement le même en choisissant juste de varier la couleur, passant du framboise au blanc.

Sapporo Sailor framboise blanc plume M

Etonnement, j’ai l’impression que la plume est comme glacée et que sans un papier avec un peu de relief et une légère pression; rien à voir donc avec l’efficacité redoutable de la plume samouraï que je connaissais qui offrait un léger feedback et écrivait en tout-terrain sur tous les papiers et avec toutes les encres.

Sapporo SailorSi la différence se ressent moins sur le papier Midori, voyez ci-dessus la nouvelle version à gauche et celle écrite avec l’ancienne plume cassé (R.I.P.) à droite, c’est bien plus sensible sur le papier Rhodia qui est légèrement moins glacé. On voit tout de même que l’encre glisse bien mieux sur l’ancienne version, que le résultat est moins sec et que j’appuie moins fortement sur la plume (sinon, l’encre ne sort pas).

Rhodia Sailor Sapporo

Notez particulièrement le dernier paragraphe à gauche ci-dessus (qui correspond aussi à la nouvelle version de la plume comme sur la photo précédente), j’essaie d’exercer la pression minimale pour assurer tout de même un débit d’encre. C’est compliqué de juger la bonne pression à exercer et il est fatigant d’écrire ainsi.

Et c’est là que 1- je regrette de ne pas avoir essayé le stylo avant de l’acheter, 2- de ne pas connaître un bon artisan de la plume qui me permettrait de faire chanter de nouveau ce stylo qui me convenait si bien… Si d’ailleurs vous avez des noms ou des conseils à donner, n’hésitez pas. Pour connaître un peu plus d’informations sur les séances de réanimation auxquelles j’ai soumis le stylo, cf ci dessous.

Passons maintenant au Pilot Decimo. Je vous en avais parlé, j’avais pris la plume M pour bénéficier d’une écriture en mode 4×4 à l’aise sur tous les supports, au retour assez doux (histoire de changer du katana qu’était le Sapporo de Sailor), en fait, le temps faisant le stylo se montrait de moins en moins réactif, commençait à passer des endroits où il aurait dû laisser de l’encre… et très rapidement, j’ai trouvé fatigant de repasser là où j’avais déjà écrit. Résultat, et avantage des stylos dont les plumes peuvent être rachetées à l’unité, j’ai commandé une plume fine. Histoire de 1- ne pas rencontrer les mêmes difficultés, 2- tester autre chose…

Pilot Decimo plume FVoici un exemple de la plume fine avec Aubergine de De Atramentis, ou ci dessous d’un exemple avec de l’encre de la marque Iroshizuku (donc Pilot aussi! et elle lui va particulièrement bien!).

Iroshizuku Kosumosu

Je suis enchantée par les qualités de glisse, le léger feedback qu’elle offre, sa légère rigidité. Cela me change complètement de la plume qui commençait à avoir des ratés et qui n’offre aucun feedback sur la texture du papier. Elle s’accommode des différentes qualités de papier, les tests d’encre lui conviennent bien (en même temps le converter con-40 de Pilot contient à peine 1ml d’encre) et c’est une des meilleures plumes que je connais pour la prise de note rapide.

Pilot Decimo plume M

La plume moyenne en mode prise de note rapide: c’est là que la plume commence vraiment à déraper et qu’il devient inconfortable d’écrire avec. Pilot Decimo plume M

Voici un autre exemple avec de l’encre Izoshizuku, Take-sumi, pour faciliter les tests. Les ratés sont moins nombreux mais le débit s’avère bien trop abondant, le temps de séchage est long et il ne vaut mieux pas écrire trop vite: Pilot Decimo plume M

Pour conclure, voici un aperçu des différentes plumes mentionnées dans l’article avec à gauche l’écriture ave la plume F (fine) du Pilot Decimo, en haut à droite la nouvelle plume du Sapporo de Sailor en M (moyenne) et juste en dessous un autre poème de Goethe rédigé avec la plume moyenne de Pilot Decimo.

Pilot Decimo plume M

Je n’ose même pas mettre la plume M du Decimo en vente tellement je suis déçue par sa très grande douceur et son manque de réactivité lors des séances d’écriture rapides. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires et je ferai en sorte de répondre à vos différentes questions!

Laisser un commentaire